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Síd le Loup
Rouge
Des temples
surgissent de la boue, un mouton noir s’élève dans l’espace,
les bêtes s’enterrent, le ciel ravale sa foudre… Un son
lancinant fait pulser les membranes, trace le cercle sacré où
les esprits basculent…
Tir na
mBéo ! éructe Celui-qui-Croît-Encore et qui outrepasse le
corps géant du Monde. Car nous sommes entrés dans la lumière
noire d’un Soleil à l’envers…
ET TU SERAS
NOMMÉ VIVANT SI TU TOURNES SEPT FOIS DANS LE CERCLE QUI N’EST
QU’UN TAMBOUR DE PEAU ET QUI DONNE À MANGER UNE CHAIR D’OUTRE-MONDE
!
Tir na
mBán ! éructe la Terre-Femelle dans son tournoiement de sang,
organes révulsés, les dieux ne sont jamais que les médiums
entre ce qui se devine et ce qui se Voit…
Et ce qui
se noie maintenant dans les dernières lueurs du Passage, c’est
une immense folie de matières décomposées dont les tempes
palpitent, humus des forêts, lucioles, battement lourd des
carapaces, cliquetis des organes, ors des glaises et des
frondaisons, sangs des racines…
Et ce qui
danse maintenant, ce sont les Loups du Soleil Rouge, le dernier
soleil précédant la nuit du sommeil d’éveil que fore la
terre d’un avant-monde, dans une transe hibernatoire où s’étirent,
lourds, des membres humant d’archaïques chasses, de vieilles
foudres, de déclinants ultrasons …
Mais
demeurant, pour l’internité, Droit-Vivant, Nerf Géant au
sein du Temple
Jean-Pierre
Espil
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